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"Les huit coups de l'horloge", par Maurice Leblanc
Un des Arsène Lupin, recueil de nouvelles connectées entre elles, environ 300 pages. Dans la première histoire, Arsène Lupin interrompt une femme qui s'enfuit avec un homme qui ne l'intéresse même pas, juste parce qu'elle est prisonnière d'un oncle qui lui a volé son argent. Lupin réussit à "convaincre" l'oncle de rendre à Hortense son argent, au cours d'une aventure brève mais intense. Il fait ensemble un accord avec Hortense : si ces aventures lui plaisent, elle peuvent en vivre d'autres avec lui, mais après la huitième, cela signifiera qu'elle l'aime...
Les histoires sont des enquêtes policières (pas de vol, en général, même si Lupin est très doué pour forcer les serrures), certaines légères, d'autres plus intenses (celle où Hortense se fait kidnapper par un serial killer en particulier). Je les ai trouvées très sympa. La romance m'a plu au début, mais la fin est un peu énervante pour moi : l'auteur veut écrire une romance réciproque, mais veut aussi l'écrire comme une victoire de Lupin sur Hortense, et la façon dont il passe de l'un à l'autre m'a semblée artificielle, voire exaspérante (et bien sûr très datée).
7/10


"The Whispering Skull", "The Hollow Boy", "The Creeping Shadow", "The Empty Grave", par Jonathan Stroud
Romans jeunesse, chacun environ 300 pages (sur ma liseuse, donc ce sont des pages bien remplies, ils font plutôt 500 pages chacun en papier).
Donc, le tome 2 est aussi adapté dans la série télé, même s'il commence à y avoir des différences sérieuses. Et à partir du tome 3, je me suis mise à lire beaucoup plus vite, parce que je voulais vraiment savoir ce qui allait se passer !
La romance entre Lucy et Lockwood est du slow burn, je trouve ça mignon même s'il y a aussi des moments où ils sont d'insupportables adolescents, mais cela leur va bien. La jalousie de Lucy par rapport à Holly, en particulier, était très déplaisante, mais justement, c'est écrit comme entièrement une mauvaise chose. En général, la psychologie des ados est bien faite.
Le scénario m'intéressait de plus en plus au fur et à mesure que la source du Problème devenait un des sujets centraux. Mais chaque tome continue à alterner un scénario globale avec de longues mais intenses histoires de chasse aux fantômes, qui ne font partie du tome que par de petits détails (pratiques, thématiques, ou d'exploration de personnage). Je comprends pourquoi cela a été adapté en série, la structure marche très bien.
Même si la responsabilité des riches industriels (qui s'enrichissent grâce à un problème qu'ils ne font rien pour réparer) est toujours un des sujets, la série est largement moins agressive politiquement que Bartimeus, mais bon, ce n'est pas comme si j'avais voulu que l'auteur écrive toujours la même chose.
En général, la série m'a offert tout ce qu'elle m'avait promis, et j'en garde un très bon souvenir. Et sinon, mon personnage préféré est toujours le crâne maléfique dans une boîte, on ne se refait pas. :D
7/10 + 7/10 + 8/10 + 8/10


"Contes verts de ma mère-grand", par Charles Robert-Dumas
Environ 150 pages, quatre contes littéraires. C'était sympa à lire, mais ce n'était pas tout à fait assez bien écrit pour être marquant, et un peu trop ouvertement moral pour avoir la fraicheur des contes populaires (en particulier, la piété filiale est un thème très important). Il essaie parfois d'y avoir un peu de meta ou de "modernité" (de la modernité datée d'il y a un siècle) qui ne marche pas très bien pour moi.
Le premier, "Bon-Ramier", raconte les aventures d'un gentil berger qui n'a pas utilisé assez sagement les dons d'une fée et se retrouve transformé en pigeon géant. Le second
Le second, "La dame au blanc visage", est une romance entre un humain et une créature surnaturelle, charmante mais qui manque un peu de passion à mon goût.
Le troisième, "Le maître du feu", est l'histoire d'un jeune homme bon qui, après avoir aidé un mendiant qui est une créature surnaturelle déguisée, reçoit le don de contrôler le feu. S'ensuivent des aventures et un triangle amoureux, sympa mais le Maître du Feu lui-même est le personnage avec le plus de potentiel et est sous-exploité.
Le dernier, "La légende de la belle verrotière", est une romance très chrétienne et un peu trop niaise pour moi entre deux pauvres orphelins dont les pères sont morts en mer.
6/10


"La Vendée fantastique et légendaire" par Michel Gautier
Environ 360 pages en bilingue - la moitié en patois local (que je ne lis pas) - une collection de légendes vendéennes. Pas des contes de fées : des légendes liées à un lieu particulier, parfois un nom ou une époque.
Cela ne contient pas de recherches originales, seulement une compilation, et encore, avec de nombreux auteurs que j'avais déjà lus. Donc ce n'est pas ma lecture préférée du mois, mais je mets quand même une bonne note. On ne peut pas nier la qualité du choix et l'ampleur des recherches, en particulier dans les papiers inédits de Bocquier.
Les contes sont classés par catégories thématiques, mais il y a aussi, à la fin, des index géographiques ou par mots-clés. J'aime beaucoup les histoires de fantômes, mais bien sûr, c'est une question de goût. Il y a aussi une part sur des légendes urbaines modernes. Mais il y a plein de sujets, Mélusina, Gargantua, les villes englouties, les garous, le diable, rien que du bon.
Pour les gens qui ne sont pas spécialement intéressés par le sujet par contre, je ne recommande pas, il n'y a pas de qualités d'écriture spéciales ou de points de vue révolutionnaires, juste un très bon travail de recherche.
8/10


"Confessions d'un masque" par Yukio Mishima
Roman autobiographique, environ 250 pages. L'auteur raconte, depuis son enfance dans le Japon des années 30, comment il a presque découvert son homosexualité, comment elle s'est manifestée, comment il l'a refoulée le plus possible en se persuadant qu'il tombait amoureux de femmes. Avec le recul, il se moque de sa naïveté, de sa capacité à se mentir à lui-même.
C'est bien écrit, touchant, une étude psychologique très fine, et l'auteur est sans concessions par rapport à lui-même, très conscient de son narcissisme et de tous ses défauts - qui peuvent cependant gacher la lecture, en rendant le personnage antipathique, mais cela ne l'a pas fait pour moi.
Certaines personnes ont dit que le mélange de refoulement des attirances homosexuelles et des penchants sado-masochistes en un seul point les avaient mises mal à l'aise, mais cela n'a pas été le cas pour moi. On parle d'une seule personne, et dysfonctionnelle, ce n'est pas un livre sur l'homosexualité en général, pas du tout. De même, le fait que cela soit raconté pendant la Seconde Guerre Mondiale du point de vue des japonais n'a pas du tout été gênant pour moi tellement c'était centré sur la vie quotidienne et peu politique.
8/10


"Les confidences d'Arsène Lupin", par Maurice Leblanc
Recueil de nouvelles, environ 280 pages. Neuf petites nouvelles, toujour bien menées, certaines où Arsène Lupin mène la danse tout le long, certaines où il ne s'en tire que de justesse, certaines où il est juste là pour éclaircir un mystère sans rapport avec lui, comme un détective. J'aime la variété. Mes histoires préférées sont celles où intervient ce pauvre inspecteur Ganimard, ce sont les passages les plus drôles.
Même si j'aime beaucoup les histoires, et l'intelligence de Lupin, je crois qu'il ne sera jamais un de mes personnages préférés, ne serait-ce que parce que l'auteur le montre en train de résoudre bon nombre de ses problèmes par une volonté et un charisme incroyable dont je ne sens pas vraiment les effets à travers le papier (mais je connais le fandom, et je sais que ça marche sur plein de personnes)
7/10


"The Everyman Anthology Of Poetry For Children", compilé par Gillian Avery
Anthologie de poèmes en anglais, environ 350 pages. L'anthologiste voulait choisir des poèmes qui puissent être appréciés par des enfants, mais aussi par des adultes. Je ne sais pas si c'est une réussite en général, mais pour moi en particulier, pas vraiment.
Déjà, de nombreux poèmes sont très basés sur les sonorités, ce qui est sans doute fun pour des enfants, mais pour moi les rendent plus difficiles. Ensuite, les sujets abordés sont souvent très simple- combien de descriptions d'animaux, de plantes, ou de paysages, qui sont très jolies, mais ne contiennent que la descriptions, sans aller plus loin avec des idées ou des métaphores. Certains poèmes longs ne sont montrés qu'en extraits. Là aussi, je trouve que le sens est négligé.
J'ai bien aimé la section sur les poèmes narratifs, "Strange tales", mais c'était une des plus courtes.
Bien sûr il y a de bons poèmes ! Certains que je connaissais, d'autres que je ne connaissais pas ! Mais en moyenne, je ne le recommanderais pas.
6/10


"14 contes de Russie", par Robert Giraud
Recueil de contes, environ 150 pages. L'auteur essaie d'aller au-delà des classiques slaves : de donner des contes pré-slaves, des contes tatares, des contes sibériens. Il essaie aussi d'alterner entre contes merveilleux, contes chrétiens et contes facétieux. Mais sur une anthologie aussi courte, cela laisse vraiment une impression de miettes plutôt que de présentation diverse avec exemples. C'est dommage, le concept était intéressant, alors que les contes slaves choisis dans la première partie sont en général soit les plus connus (qui sont cool ! mais je les connais), dont quelques-uns avec des héros vraiment antipathiques.
6/10


Progression : 51/52
"Risques de lecture" : Les huit coups de l'horloge, Confessions d'un masque -> 30/26

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